La réforme de 1990 : ce qui a changé (et ce qui reste facultatif)
« Mille-neuf-cent-soixante » avec des traits d'union ? « Ognon » sans i ? Les rectifications de 1990 déroutent — mais la clé est simple : les deux graphies sont admises.
Le principe : ancienne et nouvelle graphie coexistent
1. L'accent circonflexe sur i et u
Il n'est plus obligatoire sur le i et le u, sauf quand il distingue deux mots.
✓ coût → cout · paraître → paraitre · s'il vous plaît → s'il vous plait
Les deux formes sont admises.
On garde l'accent quand il évite une confusion : dû (≠ du), sûr (≠ sur), mûr (≠ mur), jeûne (≠ jeune), ainsi que dans certaines formes verbales (« qu'il fût »).
2. Les traits d'union dans les nombres
✓ mille-neuf-cent-soixante · trois-cent-vingt-et-un · quarante-et-un
La forme sans trait d'union (« mille neuf cent soixante ») reste toutefois acceptée.
3. Quelques mots simplifiés
✓ oignon → ognon · nénuphar → nénufar · événement → évènement
Chaque fois, les deux graphies sont valables.
4. Les locutions latines francisées
On peut désormais mettre l'accent et les marques du français :
✓ a priori → à priori · a posteriori → à posteriori
Les deux sont admises ; « à priori » avec accent est conforme à 1990.
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