Chasse aux Fautes

Archives des dictées · 29 juin 2026

Le Chêne et le Roseau

Niveau : difficile 6 fautes à repérer 547 joueurs

Notre analyse

majuscules de fable et accords subtils

Le texte du jour a suscité des interrogations sur l'usage des majuscules. Comme vous l'avez remarqué, « Chêne » et « Roseau » prennent la marque du nom propre car ces végétaux sont ici personnifiés. La conjugaison a également posé problème avec le participe passé « succédé », qui reste toujours invariable puisque le pronom « se » correspond à un complément d'objet indirect.

Le barème exigeait aussi de distinguer la locution « avoir affaire à » de l'action d'avoir une tâche « à faire ». Les dernières difficultés se cachaient dans la réplique finale, où il fallait accorder les verbes pour écrire « je plie » avec un « e » et « je romps » avec un « s ». La vigilance reste la meilleure alliée face aux homophones, à l'image de la confusion entre « prêt » et « près ».

L'équipe Chasse aux Fautes

Le texte, fautes révélées

Voici le texte tel qu'il était proposé aux joueurs, avec les 6 fautes surlignées et leur correction.

Dans l'une de cesses plus célèbres fables, Jean de La Fontaine oppose la force brute à l'intelligence de la souplesse. Le majestueux Chêne s'adresse au Roseau, pensant avoir à faireaffaire à un végétal bien trop vulnérable. Le colosse déplore la condition de cette frêle plante que le moindre vent oblige invariablement à courber la tête. Fier de sa stature, l'arbre se dit prèsprêt à la défendre contre les orages. Mais le Roseau refuse calmement cette offre condescendante. Lorsque la violente tempête éclate enfin, les rafales qui se sont succédéessuccédé déracinent le géant. À l'inverse, la modeste tige s'incline simplement sous les bourrasques. Comme l'affirme le Roseau dans sa célèbre réplique finale : « Je pliplie, et ne romptromps pas. »
  • mot fautif corrigé

Les pièges de cette dictée

  • ces ses

    Déterminant possessif : il s'agit des fables de La Fontaine (les siennes), donc « ses » et non le démonstratif « ces ».

  • à faire affaire

    Locution « avoir affaire à » (être confronté à) : le nom « affaire » s'écrit en un seul mot. À ne pas confondre avec « avoir à faire » (avoir une tâche à accomplir).

  • près prêt

    « prêt à » (disposé à) prend un t ; « près » (à proximité) prend un s. Ici l'arbre est prêt à la défendre.

  • succédées succédé

    Participe passé de « se succéder » toujours invariable : le pronom « se » est COI (succéder à quelqu'un), jamais COD.

  • pli plie

    Présent de l'indicatif, 1re personne : « je plie » prend un e. « pli » est le nom commun (un faux pli).

  • rompt romps

    Présent de l'indicatif, 1re personne de « rompre » : « je romps » prend un s. « rompt » est la 3e personne (il rompt).